Résine Hermann
Reconstruction en résine de la carapace d’une tortue de Hermann Testudo Hermanni suite à une morsure de rongeur durant l’hibernation
Durant la période d’hibernation, les tortues sont à la merci de prédateurs sans possibilité de fuir ou de se réfugier, si elles ne sont pas protégées, a minima, par une barrière de fort grillage soudé. Les rongeurs peuvent entrainer des amputations de membres, ou comme ici une perforation de la carapace avec complication de nécrose, voire de gangrène.
Cette Testudo Hermanni Sort de son hibernation au jardin pas assez protégée des morsures de rats. Une nécrose d’une écaille de la dossière est parée au scalpel, ce qui révèle les poumons mis à nu. Une semaine de soins quotidiens de dégraissage à l’éther, imbibition à la povidone iodée (Bétadine dermique) puis application de crème sulfamidée cicatrisante sous pansement de tulle gras permet une granulation du derme. La tortue reçoit une antibiothérapie intra cœlomique d’amoxicilline LA durant ses soins. Plusieurs couches séchées de povidone iodée posées en badigeon constituent un film protecteur et antiseptique. En préalable à la pose de mini broches de Kirchner inserrées en croix dans le tranchant de l’os dermique, pour assurer une bonne tenue de la résine alimentaire armée de fibre de verre. La finition des couleurs est faite à l’acrylique d’art puis au vernis mat acrylique en bombe.







